Les effets des réseaux sociaux dans les campagnes électorales américaines

Idris FASSASSI - Nouveaux Cahiers du Conseil constitutionnel n° 57 (dossier : droit constitutionnel à l’épreuve du numérique) - octobre 2017

Maître de conférences, Université Panthéon-Assas (Paris II), Centre de droit public comparé, LL.M. Harvard Law School


Extrait : Il peut sembler réducteur de vouloir cantonner l'influence ou les effets d'Internet à un aspect unique, qualifié de positif ou de négatif. Cela traduit une forme d'essentialisation, peu adaptée pour un outil technologique profondément ambivalent qui devient, pour partie, ce qu'en font ses utilisateurs, et qui est déterminé, dans une large mesure, par ce qu'ont prévu ses concepteurs. En se référant à l'article fondamental du constitutionnaliste et spécialiste du cyberespace, Lawrence Lessig -- « Code is Law » --, il convient en effet de rappeler que l'architecture de ces outils détermine leur nature. Et parce que cette architecture -- le code -- évolue et demeure en tout état de cause malléable, la portée de ces outils peut difficilement s'appréhender de manière figée, en étant réduite à une caractéristique unique.

La présente contribution vise donc à analyser les effets de la révolution numérique et plus particulièrement des réseaux sociaux -- entendus comme des plateformes numériques facilitant l'échange d'information entre individus -- dans la campagne électorale, en s'appuyant sur les enseignements des dernières élections présidentielles américaines. Il y a un intérêt fort pour la situation française dans la mesure où l'usage des réseaux sociaux se développe de façon rapide dans l'hexagone et parce que, dans ces matières comme dans bien d'autres, on constate souvent une migration des phénomènes et des stratégies, de sorte que l'on ne peut ignorer les enseignements de l'expérience américaine.


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