Président de la Cour suprême de justice de la Nation du Mexique
Extrait : La Révolution mexicaine qui a éclaté en 1910 fut un gigantesque mouvement populaire (qui a par ailleurs inspiré nombre de créations culturelles et artistiques remarquables tout au long du XXe siècle) ; le soulèvement armé a permis de renverser le régime autoritaire de Porfirio Díaz (1876-1911) marqué par des inégalités datant de l'arrivée des conquistadors espagnols au XVIe siècle. Au cours des années qui suivirent la Révolution de 1910, c'est au niveau des pouvoirs législatif et exécutif qu'il a fallu s'atteler à la tâche d'engager et de voter un nombre considérable de réformes normatives, conçues pour pallier les inégalités sociales abyssales. Dans ce nouveau projet, concernant la reconstruction d'une nation, la branche judiciaire n'avait que très peu à apporter aux décisions politiques fondamentales, prises pour la plupart par le Président de la République. La garantie de l'État de droit était certes confiée aux juges, à partir de la procédure d'amparo, celle-ci étant une contribution de notre pays au droit constitutionnel. Instauré pour la première fois en 1841 dans l'État de Yucatan, ce recours en justice a été instauré pour contester autant des agissements des pouvoirs publics portant atteinte aux droits individuels que pour dénoncer l'inconstitutionnalité des lois en vigueur. La Cour suprême s'était ainsi située au sommet d'un complexe système de cassation pendant plus d'un siècle. Or, comme dans d'autres pays, le moment est venu de remettre en place la portée de son rôle arbitral, autant en matière de compétences que de protection de l'individu.
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