Décision n° 2004-498 DC
- Communiqué de presse
- Dossier complet et texte adopté sur le site de l'Assemblée nationale
- Dossier complet et texte adopté sur le site du Sénat
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- Réplique par 60 sénateurs
- Réplique par 60 députés
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- Saisine par 60 sénateurs
- Saisine par 60 députés
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- Décision n° 2004-498 DC du 29 juillet 2004
Loi relative à la bioéthique
Le 29 juillet 2004, le Conseil constitutionnel a rejeté deux recours contre la loi relative à la bioéthique.
Ceux-ci mettaient en cause l'article 17 de cette loi qui dispose notamment :
« Le corps humain, aux différents stades de sa constitution et de son développement, ainsi que la simple découverte d'un de ses éléments, y compris la séquence totale ou
partielle d'un gène, ne peuvent constituer des inventions brevetables.
Seule une invention constituant l'application technique d'une fonction d'un élément du corps humain peut être protégée par brevet. Cette protection ne couvre l'élément du corps
humain que dans la mesure nécessaire à la réalisation et à l'exploitation de cette application particulière. Celle-ci doit être concrètement et précisément
exposée dans la demande de brevet ».
Le Conseil constitutionnel a constaté que les dispositions critiquées tiraient les conséquences nécessaires des dispositions précises et inconditionnelles de l'article 5 de la
directive 98/44/CE du Parlement européen et du Conseil du 6 juillet 1998 relative à la protection juridique des inventions biotechnologiques et que la Cour de justice des
Communautés européennes a jugé dans un arrêt du 9 octobre 2001 (Pays-Bas c/ Parlement et Conseil) que cette directive « encadre le droit des brevets de façon suffisamment
rigoureuse pour que le corps humain demeure effectivement indisponible et inaliénable et qu'ainsi la dignité humaine soit sauvegardée ».
Par ailleurs, la transposition de cette directive ne se heurte à aucune disposition expresse et spécifique de la Constitution française.













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