L'Etat prend à sa charge une partie des dépenses liées à l'élection présidentielle selon des modalités très variables.
1°) Dépenses prises en charge directement par l'Etat
Pour certaines dépenses, prises en charge directement et exclusivement par l'Etat, les candidats n'ont pas à intervenir. C'est le cas, par exemple :
- des dépenses de campagne officielle radiotélévisée ;
- des frais d'acheminement auprès des électeurs des déclarations et des bulletins de vote des candidats ;
- des frais d'impression des bulletins de vote.
2°) Dépenses remboursées directement par l'Etat [voir aussi ici]
D'autres dépenses correspondent à des prestations confiées par les candidats à des entreprises de leur choix que l'Etat rembourse directement à certaines conditions :
- frais d'impression des déclarations et des affiches électorales ;
- frais de transports des lieux d'impression aux lieux de mises sous pli ou d'apposition ;
- frais d'apposition des affiches électorales.
Les limitations résultent :
- des quantités remboursées en fonction du nombre d'électeurs ou d'emplacements d'affichage ;
- du barème limitant le montant du remboursement, établi soit par arrêté ministériel pour la métropole, soit par arrêté préfectoral pour l'outre-mer.
A la différence des autres élections, ces dépenses sont prises en charge sans référence au nombre de suffrages recueillis par le candidat bénéficiaire.
3°) Remboursement forfaitaire des autres dépenses électorales [voir aussi ici]
Les autres dépenses des candidats engagées en vue de l'élection sont retracées dans leurs comptes de campagne. Elles sont soumises à des règles strictes de plafonnement et de financement, qu'il appartient à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques de faire respecter. A la différence des catégories de dépenses précédentes, le remboursement forfaitaire n'est pas lié à leur nature. Son montant global est fixé par une décision de la Commission précitée.
Ce montant est limité à une fraction du plafond des dépenses électorales, à savoir :
- le vingtième pour les candidats qui, au premier tour de scrutin, n'ont pas recueilli plus de 5 % des suffrages exprimés ;
- la moitié pour les autres candidats, ce plafond étant, selon le cas, celui du premier ou du second tour.












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